« Il n'y a pas de religion supérieure à la vérité »
                                                   - Helena P. Blavatsky

De tout temps, ceux qui ont dit la vérité sur la condition humaine et terrestre, ceux qui se sont élevés contre le mensonge et le matérialisme, ceux qui ont apporté la Connaissance pour vaincre l’illusion ont été persécutés.
Nombreux sont ceux qui, à leur manière, ont creusé un sentier vers la Vérité. Ils se sont attaqués aux fondements mêmes de la civilisation humaine, qui ne pouvait que réagir avec violence. 
Qu’ils aient été renonçants ou chefs d’État, orateurs ou romanciers, prophètes ou initiés mystérieux, leur combat pour la Vérité a fait d’eux les ennemis d’un monde bâti sur l’ignorance et le mensonge.
Qu’ils aient été persécutés violemment ou mis à l’écart et isolés, qu’ils aient été diabolisés ou récupérés et dénaturés, voici quelques grandes âmes qui, à leur façon, ont préservé les lumières de la Vérité en ce bas-monde...
Nova Polis leur rend hommage.

LES HÉROS DE LA VÉRITÉ

Socrate (-470 à -399)

Condamné à boire la ciguë pour « trouble à l’ordre publique », l’esprit de Socrate a illustré mieux que quiconque le sens profond du mot « philosophie » (amour de la sagesse). Intarissable questionneur, au-delà de toutes les contingences et préjugés de son époque, il réveilla dans l’âme du jeune Platon le feu intemporel de la gnose. 

  

Pythagore (-600 à -500 env.)

L’œuvre du mystérieux Pythagore est de nature purement spirituelle et invisible. Anonyme, elle dévoile les secrets éternels de l’harmonie et de la science des nombres. Non écrite, elle nous est cependant parvenue par le discernement et la foi des courageux disciples pythagoriciens qui furent sauvagement persécutés.

Julien, l'Empereur (331 - 363)

L’empereur romain Flavius Claudius Julianus, péjorativement qualifié d’« apostat » par la tradition historique, renversa le dogme monothéiste totalitaire en promulguant un édit de tolérance envers les confessions polythéistes. Sa vie, aussi courte qu’intense, fut celle d’une étoile généreuse qui explosa pour régénérer spirituellement toute une région du monde.

Paracelse (1493 - 1541)

Paracelse mena une vie à l’image de son œuvre : déterminée mais bariolée. Grand alchimiste et médecin de la renaissance, il était doté d’une curiosité sans borne, abordant tous les domaines de la connaissance avec gaité et appétit. Souvent mystifiée pour se protéger du vulgaire, son œuvre donna lieu à des interprétations lourdement erronées qui furent utilisées par ses détracteurs pour le discréditer.

Cagliostro (1743 - 1795)

Victime d’un portrait historique calomnieux, Cagliostro entreprit en réalité de régénérer la franc-maçonnerie corrompue du XVIIIème siècle en la reconnectant au fil éternel de la Tradition initiatique. Doté d’une personnalité magnétique pleine d’humour et d’intelligence, Cagliostro incarna une sagesse solaire et radieuse parfaitement identifiée à son principe éternel.

Helena P. Blavatsky (1831 - 1891)

Érudite, ésotériste, voyageuse, fondatrice de la Société Théosophique, chercheuse infatigable à la personnalité bien trempée : Helena Blavatsky fut une femme tout à fait exceptionnelle dans un XIXème siècle enténébré. Son travail, d’une valeur inestimable, réunit les pièces de l’immense puzzle de la Doctrine secrète qui renferme le savoir spirituel primordial de l’humanité. Elle fut trahie par des factions occultes.

William Q. Judge (1851 - 1896)

Doté d’une volonté hors du commun et d'une profonde sagesse, William Q. Judge a été le plus fidèle ami d'Helena P. Blavatsky. Pour cette raison, il a été durement persécuté par les néo-théosophes qui, trahissant Blavatsky, feront tout pour le mettre à l'écart.

Max Heindel (1865 - 1919)

Pionner spiritualiste de l’ère du Verseau, Max Heindel est l’auteur d’un ouvrage de référence pour tout chercheur authentique : la Cosmogonie des Rose-Croix. Il s’inscrit dans la grande lignée des maîtres Rose-Croix dont il résume et synthétise les connaissances. Infatigable travailleur jusqu’à l’épuisement, il consacra toute ses forces et son intelligence au service de la connaissance. 

  

Rudolf Steiner (1861 - 1925)

Homme d’esprit et d’action, fondateur de l’« anthroposophie », Rudolf Steiner consacra sa vie à réveiller en Occident une conscience éthérique du monde. Son œuvre, dessinant autour des sentiers de la connaissance une majestueuse arborescence, est celle d’un héros de l’Esprit. Son immense clairvoyance l’amena notamment à anticiper l’enfer technologique et à avertir les hommes de la toute-puissance du Mal dans la civilisation moderne.

G. I. Gurdjieff (1877 - 1949)

Georges Gurdjieff fut un grand voyageur et ésotériste. Comme Helena Blavatsky, il partit chercher dans des régions reculées du monde des connaissances inédites. Profondément altruiste, il entreprit de mettre son savoir au service des autres en construisant un institut spirituel ayant pour but profond de restructurer et vivifier l’âme humaine. Comme Krisnamurti, Gurdjieff envisageait la plus haute réalisation spirituelle comme une libération de toutes les formes d’automatismes.

Jan van Rijckenborgh (1896 - 1968)

Jan van Rijckenborgh fonda l’école de la Rose-Croix d’Or avec Catharose de Petri. Il reprit noblement le flambeau rosicrucien à la mort de Max Heindel. Il aborda plus spécifiquement des sujets capitaux et très préoccupants pour l’avenir, comme la nécessaire séparation de l’humanité en deux groupes, l’apparition de l’Antéchrist, etc. Doté d’une clairvoyance extraordinaire, il a décrit de manière très précise les mondes invisibles et le chemin que doit emprunter le gnostique pour échapper à l’adversaire, et accéder à la libération. Rijckenborgh demeure un grand héros de la transfiguration.

Jiddu Krishnamurti (1895 - 1986)

Promis à un avenir de messie planétaire de par les qualités exceptionnelles de son âme, Jiddu Krishnamurti s’opposa héroïquement au projet de ses marionnettistes. Son œuvre, consacrée à la libération spirituelle, est une entreprise de démolition de toutes les structures de conditionnement.

 

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