by berger elisabeth

Nous voilà donc entrés dans 2013. En numérologie, c’est une  année universelle 6 mais elle contient ce fameux 13 et il en perturbe plus d’un.

Pour la plupart d’entre nous, c’est juste une année de plus, pas très différente de 2011 ou de 2012. Rien de particulier, excepté que depuis 1987, elle sera la première à ­comporter des chiffres tous différents les uns des autres. Plus intéressant encore, si l’on additionne 20 et 13, on obtient 33, un « Maître nombre » hautement chargé et lourd de sens car la numérologie l’associe à l’amour christique, magnifique mais aussi douloureux.

Et puis il y a des « triskaïdékaphobiques » et, pour eux, la perspective de 2013 est plus que terrifiante.

Oui, triskaïdékaphobie, un mot interminable et imprononçable qui signifie la « peur du chiffre 13 ». A l’évidence, beaucoup en sont atteints. Les Romains avaient une peur bleue du 13. Les Vikings aussi. Aujourd’hui encore, il y a des gens qui refusent de s’asseoir à treize autour d’une table.

Il y en a qui n’achèteront jamais une maison située au numéro 13 de la rue, qui n’embarqueront jamais sur un bateau partant le 13 du mois (encore moins si c’est un vendredi), qui ne prendront jamais une chambre au treizième étage d’un hôtel.

Certaines tours d’immeuble, notamment en Chine, en Asie et ailleurs, n’ont tout bonnement pas de treizième étage : on passe directement du douzième au quatorzième. Comme les triskaïdékaphobiques sont des gens irrationnels, ils croient sans doute réellement que leur hôtel n’a pas de treizième étage et dorment, paisiblement à celui qui porte le numéro 14.

13

Ceux qui cherchent à expliquer la crainte superstitieuse du 13 semblent penser que c’est la quantité qui a conféré au nombre son caractère maléfique. Ainsi, c’est le traître Judas qui a porté à treize le nombre de personnes participant à la Cène.

C’est la treizième ère, la première après la douzaine de règnes millénaires des douze constellations du Zodiaque, qui était censée présager le chaos pour les Perses antiques et qui fait que, même de nos jours, les Iraniens quittent leur maison pour aller purifier leur âme le treizième jour de l’année, nommé Sizdah Be-dar. Ce sont les treize cycles menstruels par an de la femme qui ont fait la mauvaise réputation de ce Nombre, lorsque le calendrier solaire a remplacé celui fondé sur les treize cycles de la Lune.

Tâchons d'élucider l'énigme, toute de mystique et de superstition, qui entoure le chiffre 13 et d'expliquer pourquoi on lui attache si souvent des caractéristiques presque magiques. Parfois porte-bonheur, souvent porte-malheur, il laisse rarement indifférent. L'esprit logique et scientifique fait évidemment de ce chiffre un numéro comme les autres.

Toutefois, même les plus rationnels d'entre nous ne sont pas épargnés par les superstitions entourant le chiffre 13. Pourquoi les tables de multiplications que nous avons apprises à l'école s'arrêtent-elles à 12 x 12 ?

Qui a déjà pu effectuer un voyage au treizième rang d'un avion ? Qui a eu l'occasion de passer la nuit au treizième étage ou dans la chambre numéro treize d'un hôtel ? Tout nous laisse penser que rares sont ceux qui peuvent se prévaloir de tels exploits.

En effet, la plupart des compagnies aériennes n'ont pas de rangée 13 et la plupart des hôtels - comme d'ailleurs une majorité des immeubles modernes aux États-Unis - n'ont pas d'étage ou de chambre numéro 13, le quatorze suivant directement le douze.

Cela ne signifie bien entendu pas qu'il n'y a pas de treizième. Tous les immeubles de plus de douze étages et tous les avions de plus de douze rangs en possèdent logiquement un treizième, mais celui-ci porte souvent un faux numéro et est généralement rebaptisé « quatorzième ».

Ce simple changement de nom semble étrangement suffire à faire disparaître toutes les craintes que peut faire naître le chiffre 13. Mais d'où viennent donc ces appréhensions totalement irrationnelles?

Ci-après, j'exposerai brièvement les principales particularités mathématiques et numérologiques qui pourraient expliquer la fascination entourant le Nombre 13, avant de tenter de trouver des explications historiques et religieuses à ce phénomène.

Du point de vue mathématique

Tout d'abord il est à remarquer que 13 est un nombre premier, à savoir un nombre qui n'admet comme diviseur que 1 et lui-même. Toute l'arithmétique est basée sur ces nombres, puisque tout nombre entier peut s'écrire comme le produit de nombres premiers.

Du point de vue historique

cranachTous les six ans, les Chaldéens ajoutaient un treizième mois, afin de compenser le retard dans la façon de calculer le temps calendaire par rapport au temps solaire. Ce treizième mois était tellement redouté et néfaste que même les guerres devaient s'arrêter durant cette période.

Pour les Manichéens, le treizième jour du printemps portait malheur à ceux qui restaient chez eux. Ce jour-là, tous les habitants délaissaient leurs demeures dès l'aurore pour ne rentrer qu'au crépuscule.

Les calendriers mayas et aztèques comportaient vingt mois à treize jours. De plus, chaque signe du zodiaque revenait tous les treize ans. Le nombre 13 était en outre considéré comme un signe de malchance, puisque Mu - la Mère-Patrie de toute Humanité - avait été détruite un vendredi, treizième jour du mois Zac (le mois blanc).

Lors de leur constitution, les États-Unis d'Amérique comportaient treize États (Caroline du Nord, Caroline du Sud, Connecticut, Delaware, Géorgie, Maryland, Massachussetts, New Hampshire, New Jersey, New York, Pennsylvanie, Rhode Island et Virginie). Le drapeau américain comportait donc treize étoiles et treize bandes.

Une ancienne coutume campagnarde européenne veut que les œufs se vendent par treize pour une douzaine (« treize à la douzaine »), sans doute pour conjurer quelque sort.

Du point de vue religieux

Dans les religions chrétiennes, le nombre 13 apparaît à plusieurs reprises, en commençant par la naissance du Sauveur, qui se manifeste aux mages treize jours plus tard par l'apparition d'une étoile. Mais le chiffre 13 est véritablement devenu un symbole de superstition à la suite d'une interprétation de la Sainte Cène où Jésus avait réuni les douze Apôtres autour de lui, la treizième personne, Judas, étant le traître dont le forfait conduira Jésus à la mort par crucifixion.

Dans le judaïsme, un treizième mois est ajouté aux douze existant habituellement sept fois en dix-neuf ans, selon un cycle particulier de la lune appelé cycle de Méton (du nom d'un astronome athénien du cinquième siècle). Les années à treize mois sont alors appelées embolismiques. De plus, Maïmonide (1135-1204), Catalan juif cherchant à concilier la foi et la raison, émit treize articles de foi qui résument les croyances essentielles du judaïsme.

Le calendrier orthodoxe est l'ancien calendrier julien. Il est aujourd'hui encore suivi par les Russes, les Grecs et les Turcs. Ce calendrier possède un retard de treize jours sur le calendrier romain ou grégorien. Les causes de ce retard sont d'une part une divergence de trois jours sur la date de naissance de Jésus-Christ et d'autre part, le refus d'admettre l'ajustement de dix jours du calendrier grégorien par le pape Grégoire XIII le 5 octobre 1582 (devenant le 15 octobre 1582), ajustement effectué pour rattraper le retard du temps calendaire par rapport à la position effective de l'équinoxe du printemps.

FriggaVendredi 13

Selon diverses sources, il paraîtrait que c'est un vendredi 13 qu'Ève tenta Adam avec la pomme, que Caïn tua Abel, que l'Arche de Noé fut lancée sur les flots, qu'Hérode massacra les innocents, que le Christ mourut sur la croix, que Mu (la Mère-Patrie de l'Humanité) fut détruite… Mais la véritable origine de la superstition semble plutôt venir d'une légende nordique. Vendredi était le nom de Frigga, la déesse de l'amour et de la fertilité.

Lorsque les tribus nordiques et germaniques se convertissent au christianisme, Frigga est bannie, envoyée au sommet d'une montagne et considérée comme une sorcière. Depuis, chaque vendredi, la déesse pleine de rancune convoquerait onze sorcières et le diable (ils sont donc treize) pour comploter de mauvais tours à jouer au cours de la semaine suivante. Reste que, dans l'Antiquité, le vendredi était un jour consacré à la déesse de l'amour, qu'elle s'appelle Aphrodite, Vénus ou Frigga. Ce jour était donc considéré comme le plus gai de la semaine. Par ailleurs, aujourd'hui encore, le vendredi semble être un jour de chance pour certains peuples et communautés religieuses.

Beaucoup de gens associent donc le 13 à de bonnes choses. Ainsi, les Egyptiens de l’Antiquité croyaient que l’âme trouverait la vie éternelle sur le dernier des treize barreaux de l’échelle conduisant vers l’éternité. Les Grecs antiques pensaient que les douze travaux d’Héraclès étaient suivis d’un treizième exploit qui lui avait porté bonheur, puisqu’en tuant le lion de Cithéron pour le roi Thespios, le héros eut en guise de récompense la permission de se glisser dans le lit de chacune des cinquante filles du souverain, cinquante nuits de suite.

De nos jours, beaucoup de Juifs sont convaincus que les « âmes collectives » de leur peuple sont comparables à la rose à treize pétales mentionnée dans le Zohar, le texte vénéré par les mystiques adeptes de la Kabbale.

Pour certaines écoles de numérologie, le 13 symbolise la fin de quelque chose et le commencement d’une autre. En d’autre terme, la « mort » de quelque chose et la renaissance d’une autre. Le 13 n’est ni bon ni mauvais en soi, juste un tournant majeur, un grand changement concernant la situation de la personne, ainsi que la transformation et le renouveau. Le 13 est signe d’une nouvelle construction, de nouvelles bases.

Quant à moi, j’associe ces valeurs et bien d’autres à la XIII ème Lame du Tarot, l’Arcane Sans Nom : http://tarotpsychologique.wordpress.com/2012/06/13/larcane-sans-nom-2/

Et dans ma pratique de la numérologie, venant du Pythagore, 13 n’est pas un Nombre en tant que tel, juste ce que l’on nomme le Nombre caché qui se réduit pour donner le 4.

Celui là, signifiant la matière, la structure, l’ordre, l’autorité, la sécurité, l’organisation, ainsi que l’ancrage, la construction, les réalisations concrètes, le territoire (intérieur et extérieur), la Terre et l’Esprit incarné dans la matière. Notre condition humaine, en somme.

Par le 3, il nous parle de la créativité et de l’expression pour arriver au 1 : « Je Suis »

Alors à vous de choisir si vous désirez aborder cette Nouvelle Année dans cet esprit.

A lire aussi dans ce blog : http://tarotpsychologique.wordpress.com/2013/01/08/lannee-2013-sous-linfluence-du-nombre-6/